Méditation

méditant


 "Le sage Atharva leur répondit : « Principalement, la méditation doit porter sur la seule lettre Om. Elle est en soi le mantra de la méditation. Les quatre pieds de ce mantra sont les quatre dieux et les quatre Védas. Cette lettre doit être considérée et comprise comme étant le ParaBrahman (la Réalité Ultime) et c'est comme telle qu'on doit la méditer..."
Atharvashikha Upanishad I-2



Comment ça marche la méditation?

Yogi


L'enseignement des Natha nous dit que, concentration et méditation ont en commun de dépouiller l'individu de tout savoir et de toute référence liée au monde extérieur et au passé. Sortir du monde extérieur et de ses conditionnements pour entrer à l'intérieur de soi ... Le yoga n'a d'autre but que l'immersion dans l'état méditatif.

Selon les écoles Natha, la méditation est un état, une conséquence. Le yoga tantrique porte une différence entre Dharana, concentration et Dhyana, méditation.
La concentration est un acte : je me concentre sur un ou plusieurs objets, la respiration, la visualisation, un son…etc.
La méditation est un état : " Je tombe " en état méditatif à la suite de quelque chose , d'un acte,  derrière un souffle, une concentration… à un moment, quelque chose m'a éveillé, a sublimé l'état de concentration en méditation, en contemplation.
Ce qui qualifie la méditation, c'est un état d'arrêt, d'immobilité, de fusion dans l'instant. Un instant de fusion dans le tout, de stupéfaction. Quelque chose dans lequel l'histoire et la volonté n'ont aucune place. L'état méditatif commence à partir du moment où la volonté n'existe plus. C'est un état de pure énergie, de pure conscience, de connaissance et d'intuition.
La concentration est associée au mental, la méditation est associée à la conscience. Si la première sert à " dompter le mental "la deuxième le voit se dissoudre dans quelque chose qui est au delà de lui.
Au début de notre pratique nous entrons en état de méditation que quelques secondes ; puis au fur et à mesure, nous apprenons à  cultiver cet état et celui-ci devient plus permanent.



Une  pratique:

tanka

Pour ce faire, rien n'est plus simple qu'une assise, au choix, lotus, demi lotus, tailleur ou autre, l'essentiel étant dans la verticalité de la colonne vertébrale. les canaux subtils(nadi) doivent être le plus alignés possible car la méditation est dans la circulation des énergies avant tout.
Une première approche sur un temps cours, environ 5 mn, sera bienvenue. lorsque vous aurez trouvé votre assise et le lieu de votre refuge (pour ne pas risquer d'être dérangé), fermez les yeux et portez votre attention sur votre respiration. Simplement sur l'air qui entre et qui sort, ainsi que  la sensation que cela produit au niveau des narines.
Restez concentrer sur cela. A chaque fois que votre esprit est "happé" par une pensée, ramener en douceur celui-ci sur votre concentration.

Au cour de vos premières expérience de méditation, il se peut que sans arrêt l'esprit s'attache aux pensées. N'y prêtez pas d'importance, cela fait partie de l'exercice. En effet, c'est la répétition et l'entraînement quotidien qui porte les fruits d'une telle pratique, et au fur et à mesure, le mental se calme et reste de plus en plus longtemps concentré sur l'objet de notre méditation.
Méditez au quotidien! l'important est dans la discipline, plus que dans la durée. 5 minutes par jours et tous les jours sont préférables à 20mn de temps en temps.

Ne jugez pas votre séance de méditation. elle n'est pas un jour comme ceci ou comme cela, un jour bonne et un jour moins bien.
Les tibétains disent qu'il n'y a pas de bonne ou mauvaise méditation.

Que notre méditation soit au moins elle, sans jugement; acceptons ce qui est...

La Pensée et Le Souffle:

La pensée et le Souffle

Si une pensée X produit une respiration Y, l’inverse est également vrai. Il y a dans ce fonctionnement quelque chose à utiliser, un moyen d’intervention. Si nous arrivons à stabiliser notre respiration en permanence, les pensées finiront-elles par être stables également, et quel type de pensées s’installera ? Prenons l’analogie de la mer : le vent se calme et quelque temps plus tard les vagues de la mer disparaissent. Quand notre souffle se calme et devient régulier il entraîne les pensées qui finissent à leur tour par s’apaiser. Pour que cela fonctionne bien, il faut que la régularité de la respiration soit profondément installée, que ce soit devenu un nouveau mode respiratoire, complètement naturel. Quand cette régularité est en place sans avoir à y penser, elle va progressivement influencer nos pensées et par là nos énergies et nos émotions. Le souffle devenu stable ne sera plus affecté par les fluctuations anciennes que les circonstances et les souvenirs provoquaient. Cette stabilité ne sera pas absolue, mais elle sera tout de même assez forte pour changer dans le temps nos comportements réactifs et la qualité et la quantité de nos pensées. Ces dernières seront d’une nature plus calme et correspondront mieux à nos aspirations profondes parce que les anciennes pensées parasites se désactiveront progressivement. Bien sûr le flot des pensées ne sera pas tari, il sera composé principalement de ce qui nous intéresse. Il sera aussi plus fluide, moins fourni à l’état normal, un peu comme un torrent qui se transforme en rivière.